
Ces derniers jours ont été un peu chaotiques. Mes colocs m’ont abandonnée pour quinze jours. Laissée seule dans le grand appartement vide. Je drammatise. Le soir, toutes lumières allumées, Arte en allemand en fond sonore et le PC sur un tabouret, près de moi, confortablement installée avec mon dîner dans le grand fauteuil blanc… c’est plutôt sympa. Ensuite c’est l’heure de sortir. Du gel dans les cheveux, du noir pour les yeux, deux pschitts de CK1 et que la fête commence. Vendredi j’ai baclé les “au revoir colocs, enjoy the USA” pour aller prendre le train, qu’on a quand même réussi à rater deux fois. Quarante-cinq minutes et deux verres de rhum plus tard, nous débarquons à la soirée. La voix suave qui t’accueille. Chaleureuse. Ambiance un peu morte mais tout le monde se réveille à l’heure de partir en discothèque. Les verres s’enchainent, on danse, black-out, marcher dans la nuit, il est déjà 7h du matin, taxi, attendre un peu en déambulant dans le hall de la gare pour ne pas laisser les boissons remonter. Encore le train, passage à Liddl, il est 8h, la caissière est encore fraiche, le métro et s’affaler dans son lit, les fringues en vrac sur une chaise. Se relever, griffonner trois mots pour ne pas oublier, s’endormir enfin et être réveillée trois heures plus tard par un vacarme d’enfer. C’est comme si les voisin du dessus essayaient de battre le record de celui qui marche le plus longtemps en long, en large et en travers par équipe. Justement ce matin. Petit déjeuner, envie de se poser devant un film, le temps à filé, on ne sait comment, mais le corps reste douleur et se vide, d’un coup, respirer par bouffées, et enfin se rendormir, épuisée, pour remettre ça (danser, toujours danser), un peu plus tard dans la soirée. Mais sans alcool, sans train, et pour beaucoup plus cher l’entrée. Not so bad.
Ce soir pas de dancefloor, concert. Du pur, du dur, de l’allemand. Des filles à mèches, des mecs à rayures. Programme.
Au sujet de mon contrôle d’identité de la dernière fois, ma coloc a dit “Hanovre est elle si sûre que la police n’a que cela à faire”. Tout juste, babe.




