Nous rentrions du match, mon coloc, un pote et moi, quand nous sommes tombés nez à nez avec un charmant monsieur qui sortait des meubles de sa cour. “Servez vous” nous a t-il dit. Nous sommes donc repartis avec deux gros fauteuil kakis, pour le moment assez poussiéreux, mais qui une fois passés à l’ammoniaque alcali par mes petites mains agiles seront du plus bel effet. Même si à force de récupérer des meubles dans la rue, le salon va certainement finir par ressembler à celui de la grand-mère Olga en 1932.
Cet été particulièrement chaud est pour le moment bien agréable. Pour une fois, je ne travaille pas, je n’ai pas de peine de cœur estivale, et rien à réviser car je suis diplômée. Soulagement, j’écris ton nom – dans le sable des criques de Pornic. J’ai été reprise hier d’une furieuse envie de dessiner, et c’est le stylo qui ce matin me démange. J’ai entassé quelques lectures au pied de mon lit, en prévision des heures chaudes. La nuit, lorsque les bars ferment, nous rentrons regarder des films, fenêtre ouverte sur la rue, chicha et thés à la menthe. Un jour sur deux, lorsque l’on arrive à émerger avant midi, nos fesses se posent dans l’herbe, et nous formons des ronds au centre desquels s’entassent les mets les plus délicieux (chips, saucisson, bière).
- Il fait décidément bon vivre sur les bords de la Loire.

Belles vacances en perspective :)
18/07/2010