Je baisse le ton, je détourne un peu le visage pour que les autres protagonistes ne puissent pas saisir le sens de mes mots. “Vous vous êtres rencontrés comment ?”. Son visage s’empourpre, ses mains s’agitent, il mime le geste de taper sur un clavier d’ordinateur, gêné. “Ouais, c’est pas grave, on sait bien que c’est plus simple”, lui répons-je, d’une voix rassurante. Il m’explique, en phrases courtes, la teneur de sa relation. Il n’en est pas de parfaites, nous le savons bien tous dans mon salon baigné d’une lumière tamisée. Nous faisons comme si, pourtant, animés et souriants, le nombre dissimulant les gênes et les questions, et c’est un anniversaire en avance que l’on fête. Les musiques défilent, quelqu’un, entre deux verres, lance l’idée d’un blind test, et les musiques défilent encore. Au matin nous entendons, à travers la porte, les derniers convives qui s’en vont, et un mot sur la table nous arrache un sourire. On se regarde, elle rit, je ris, courte nuit, chouette vie.
December 12th, 2009
Hier fühl ich mich wohl.
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