IN SHANE WE TRUST
March 31st, 2010

Schlaflosigkeit und Literatur sind gute Freundinen.

Je retrouve dans les bande-dessinées d’Adrian Tomine (j’ai lu Blonde Platine et Insomnies, deux excellents recueils de nouvelles) ce qui me plait tant dans les textes de Régis Jauffret. Ce côté noir, triste, sombre et sans espoir. Cette désillusion sur l’être humain, les intentions qui l’animent, les pulsions qui le dirigent. La B side de l’homme, la face qu’on ne montre pas, Adrian Tomine l’explore d’une manière extrêmement intéressante, sans jamais en rajouter – ses personnages ne sont pas des caricatures – et sans trop entrer en résonance avec nos penchants voyeuristes.

J’étais la semaine dernière dans un bar, avec des amis. Alors que nous parlions de notre difficulté à concilier notre envie/besoin de créer, et notre envie/besoin de réfléchir, penser, intellectualiser les choses (problématique qui décidément constitue un arrière plan permanent pour moi en ce moment), une amie s’est étonnée : “pourquoi, m’a t-elle dit, as tu cette apparence souvent si sombre, ces piercings, ces vêtements noirs, ces clous sur tes chaussures (à l’entendre on aurait cru qu’elle parlait d’une teenage gothique – je vous rassure, ce n’est pas si terrible), alors qu’au fond tu semble être beaucoup plus optimiste et ‘gentille’ ” ?. Là, elle a dû voir que je faisais une drôle de tête, parce qu’elle s’est reprise : “Oh, pas sombre non, tu n’as pas l’air gothique ou dépressive, mais disons qu’il y a comme un décallage.

J’avoue que je n’ai pas trop su quoi répondre. J’ai bredouillé trois phrases sur mon besoin de me sentir un peu originale, d’avoir le détail qui tranche, mais j’avoue que je n’étais moi-même pas très convaincue. Je pense simplement qu’il y a en moi deux facettes, et je pense qu’il en va de même pour beaucoup, beaucoup de gens. Ces deux “facettes” qui permettent d’apprécier pareillement les textes sordides de Microfictions ou Insomnies ET les bébés chats.

Et sinon, il est joli mon nouveau layout, nan ?
by Louve | Posted in CULTURE, LIFE | 5 Comments » |
March 28th, 2010

Rechter oder falscher Weg.

L’Allemagne c’est proche et c’est loin. Ca me manque, ca me fait rêver, je m’en souviens et je m’y projette à la fois.  Là bas, tout me semble possible, comme si passer cette frontière qu’on ne voit même pas pouvait tout changer, tout transformer. Dans moins de trois mois, si tout se passe bien, j’aurais terminé mes études. Quelle angoisse. Quelle poisse. Mais quelle délivrance à la fois. La vie d’étudiant, ca parait facile vu de l’extérieur. On imagine une longue suite de soirées du jeudi au samedi, pas d’obligation, un réveil qui ne sonne jamais très tôt. Mais pour la plupart des gens – pour moi – c’est également une course contre la montre dont on ne connait pas le tracé.  C’est une pression morale sept jours par semaine, parce qu’il y a toujours quelque chose d’autre à faire ou à apprendre qui vous empêche de profiter. Ne vous méprenez pas, je suis bien consciente de la chance que j’ai de pouvoir étudier.

Dans ma promo, pratiquement personne ne sait quoi faire l’année prochaine et encore moins où le faire. On discute année à l’étranger, école de commerce, stage, école d’avocat, on se perd un peu à énumérer les milliers de possibilités. Cela devrait me rassurer… mais en réalité je me dis que c’est le signe d’un dysfonctionnement profond du système universitaire. J’aurais 25 ans à la fin de l’année, j’ai voyagé, vécu à l’étranger, fait des petits boulots, et surtout 5 ans de fac de droit, et pourtant je vais arriver comme une fleur sur le marché du travail avec pour seul bagage ma théorie bien assimilée. J’aurais certes pû et dû faire des stages de ma propre initiative… si je n’avais pas employé mon temps libre à travailler comme caissière, pionne ou pizzaïola pour financer mon indépendance. J’ai discuté récemment avec des filles plus jeunes que moi, qui débutent la fac, elles m’ont expliqué les quelques améliorations, notamment les possibilités de réorientation en première année, qui m’auraient bien servi. Je ne peux que souhaiter que cela continue de s’améliorer, même si pour moi, tout ca, c’est bientôt du passé.

by Louve | Posted in LIFE, UNIVERSITY | 2 Comments » |
March 27th, 2010

Pummeligkeitsgeschichte.

Ce matin, pas très en forme après une petite nuit de cinq heures, j’ai remis mon piercing à la langue. C’est rentré comme dans du beurre, malgré les deux mois virgule cinq de déni.  J’ai retrouvé les sensations perdues, l’acier qui claque sur l’émail, la pression sur le palais. Mon dieu que c’est bon. Mon dieu que ca m’avait manqué. Alors j’ai compté mes petits trous, dix en tout, moi qui disait toujours que je n’aurais pas la peau en passoire. J’ai un rapport au corps très compliqué, qu’il s’agisse du mien ou de celui des autres. Je ne m’aime pas, je ne me hais pas non plus. Je prie pour atteindre à trente ans cet état d’esprit raisonnable où les imperfections sont intégrés, à défaut d’être acceptées. J’essaye de me mettre sur la voie, d’arrêter de croire que la minceur est la solution à tout, alors qu’elle n’est qu’une rassurante utopie. Les langues de velours me diront que je ne suis pas à plaindre, je leur ferait la seule réponse possible : tout ca c’est dans la tête.

Depuis trois jour je m’enfile au lever et au coucher les épisodes du journal intime d’une call-girl en streaming (streaming = qualité pourrie + gain de place + déculpabilisant), et je commence à me faire à l’idée qu’une femme, c’est bien plus beau avec des rondeurs. Billie Piper, ne change pas chérie, tu es parfaite et parfaitement “normale”, c’est tellement rassurant.

edit : j’ai trouvé Billie Piper vraiment belle dans la saison 2, alors qu’elle était enceinte. je reconnais que sinon, on ne peut pas dire qu’elle ait vraiment des formes charnues – sauf comparée à Shane.

by Louve | Posted in LIFE, SHIT | 2 Comments » |
March 24th, 2010

Frühlingsfilmfestspiele.

Hier, comme c’était le printemps du cinéma, mes copains-copines et moi, on est allés s’enfermer 4h dans les salles obscures pour oublier la lassitude des journées de cours. Et bien ca fait vachement de bien, surtout que j’avais choisi des films légers…

Nous avons donc vu “L’arnacœur” de Pascal Chaumeil puis “Bus palladium” de Christopher Thompson. Je ne serais certainement pas allée voir ces films au tarif normal, mais ca valait bien 3€50. Pour “l’arnacœur” (un briseur de couples professionnel s’attaque à un couple épanoui sur le point de se marier), il a fallu me convaincre car vraiment je suis réfractaire aux comédies romantiques, et Vanessa Paradis n’est pas exactement mon actrice préférée (elle est trop rachitique). Romain Duris, je ne l’aime pas dans tout ses films, et puis il est quand même sacrément moins beau qu’à l’époque de l’Auberge Espagnole. Mais le couple fonctionne bien, on rigole tout au long du film et on en ressort avec un grand sourire, même si la fin est un peu trop convenue. Les personnages secondaires sont bien réussis aussi, mention spéciale au personnage du beau-frère (François Damiens). “Bus palladium” ensuite (l’histoire du groupe de teenage-rockeurs “Lust” et de leurs déboires sentimentaux avec une belle argentine) , vu qu’on venait déjà de s’enfiler 1h45 de grand écran, c’était vraiment parfait . C’est typiquement le film qui va plaire à votre petite sœur de 17ans (surtout si elle est niaise). Des beaux gosses un peu rockeurs en blousons de cuir et coupe Beatles (Marc-André “c.r.a.z.y.”Grondin forever et Abraham Belaga, pas mal du tout en batteur aux phalanges tatouées), une ambiance rock’n’roll, deux jolies filles (évidement, je suis tombée amoureuse de Naomi Green) et Philippe “Nouvelle Star” Manœuvre (d’ailleurs il parait que Camélia Jordana a sorti un album ?) dans son propre rôle. En bref, c’est un film gentillet et sans surprise. C’est comme un bon coup, ca détend.

by Louve | Posted in CULTURE, LIFE | No Comments » |
March 21st, 2010

Willkommen wieder.

Skylla Bleep (from Bleep.com compilation, 2009) by Kelpe

Il y a tout plein de choses que je pourrais faire, et puis il y a le temps que je passe à cliquer sur l’internet. Depuis  plus de deux mois, mon blog n’était plus accessible – suite à un soucis de nom de domaine – et ne m’a pas tellement manqué. Il semblerait que je m’accommode très bien de son absence, et que cela ne m’empêche pas de continuer à cliquer sur l’internet.

Pour autant, je n’ai pas envie de le fermer. Je réfléchis, depuis tout ce temps, à le faire évoluer, le rendre plus sérieux peut être, un peu moins axé sur mon égo (égo, narcissisme, chambre intérieure, que tout cela semble vain dans cet immensité qu’est la toile). En attendant de savoir vraiment ce que je veux, on continue.

WELCOME BACK.

by Louve | Posted in INTERNET, LIFE | 3 Comments » |