IN SHANE WE TRUST
May 31st, 2009

Master zwei.

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by Louve | Posted in UNIVERSITY | 3 Comments » |
May 28th, 2009

Es gibt keine andere Musik. Sonst Sopranos.

Tout à l’heure j’étais en semi déprime. Je devrais dire seulement en semi déprime, c’est plus positif. Alors au lieu de réviser, ce qui m’aurait pourtant fait du bien à l’égo – et coûté beaucoup d’efforts aussi – j’ai entrepris de faire des travaux manuels. Rien ne me détend plus que les travaux manuels. (et je me maudis chaque jour de ne pas avoir fait école d’archi, au lieu de fac de droit – toutes ces petites maquettes minutieuses, j’en rêve la nuit – ca me fait penser que je ne vous ai finalement jamais dit pourquoi j’aimais les étudiants en architecture, mais c’est une autre histoire) J’ai donc fait des perles en fimo, que j’ai lamentablement laissées brûler dans mon petit four. J’ai ensuite avancé un travail de couture que j’avais commencé en Allemagne, mais une fois que j’ai eu fini mon fil, je me suis rendue compte que l’autre bobine (volé à ma mère) était bien trop épaisse, j’ai dû abandonner. J’ai alors voulu regarder l’épisode 424 de HIMYM, mais comme il n’était pas disponible en streaming, j’ai tenté de regarder le 519 de Dr House. No way, pas de lien pour celui là non plus (mais heureusement, e-mule est mon amie). Alors, surement par association d’idée avec l’épisode de Buffy sur lequel je suis tombée en allumant la télé un peu plus tôt, (j’étais persuadées que Bubu avait joué dans Les Sopranos – mais en fait non) j’ai pensé aux Sopranos. Je n’avais jamais vu Les Sopranos. Et l’épisode 101 était visible toutdesuitemaintenant en streaming. Alors je l’ai regardé en avalant une grande quantité d’aliments liquides (et des conneries de cacahouètes grillées à sec – sooo baaad, je m’en veux déjà). Et j’ai a-do-ré. J’ai adoré l’idée de ponctuer le récit par les scéances de  thérapie, j’ai adoré le ton las de Tony Soprano, j’ai adoré l’atmosphère un peu vintage. C’est très mauvais, ca, en période d’exams.

+ est ce que vous aviez vu, vous, que désormais dans google on peut restreindre la recherche d’images par couleur ?

++ une vidéo de Kate ‘Shane’ Moennig qui fait du shopping avec une pétasse blonde (je tuerais pour être à sa place)

by Louve | Posted in INTERNET, SHIT | 4 Comments » |
May 25th, 2009

Huldigung an Castor.

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Je suis en manches courtes dans l’air humide. Le sol est brillant comme une peau mouillée et ca sent encore l’orage aux abords du parc. La faune matinale se presse, un balayeur, un homme d’affaire, un groupe de lycéennes aux cuissots dénudés et quelques femmes trop maquillées dont les talons claquent en hâte. Mon sac rebondit sur ma hanche, et la radio déverse ses aigus et ses basses dans mes oreilles encore un peu sensibles. Je repense à ma visite chez ma mère, samedi, et aux retours en arrière qui m’y attendaient de pied ferme.

Quand j’étais petite, à l’âge de la corde à sauter, ma belle-mère avait un berger allemand. Cette chienne était très importante pour moi, elle m’obéissait, veillait sur moi, et je disais à mes copines qu’elle était “ma meilleure amie”. Mon père m’emmenait souvent déjeuner chez mes grands-parent, on me faisait un volcan avec de la purée, du ketchup et du steak haché. Je mangeais ca avec délectation, au bout de la table de cuisine recouverte d’une toile cirée à fleurs. Les murs tapissés de moquette, les grands fauteuils au cuir défoncé, l’odeur du profond panier à jouets et les chewing-gums chlorophylle de ma grand-mère formaient à l’époque un douillet cocon d’insouciance. Un de ces midis paisibles, entre deux cuillères de purée mon père m’a annoncé qu’on avait piqué la chienne.

Ce jour là, la purée a pris un goût salé, un goût de larmes.

Quand j’ai eu onze ans, ma tante m’a offert une chatte. Je voulais un chat depuis longtemps. Je l’imaginais noir, petit, fin et doux, je l’aurais appelé Stan. Au lieu de cela une chatte adulte, rousse, noire et blanche, poilue comme une chèvre alpine et au nez incroyablement plat à atterri dans le salon de ma mère, sous les haaa et les hooo de toute ma famille. J’ai ravalé ma déception et j’ai appris à aimer cette boule de poils, Senta, la chatte la plus molle et aimante du monde. Elle a disparu un beau jour, plusieurs années plus tard, m’épargnant ainsi de la retrouver écrasée devant ma porte comme tant d’autres matous.

De la seconde portée de Senta, ma mère et moi avions gardé une grosse minette, Castor (un hommage de ma mère à Simone de Beauvoir), que nous avions retrouvée la queue salement amochée un soir de retour de vacances. Le vétérinaire l’avait coupée ras, et la chatte avait mis quelque temps à retrouver son équilibre.

Ma mère me conta donc samedi, la triste nouvelle de la mort de Castor. Elle était sortie dans la rue pour discuter avec une dame qui caressait mon autre chatte, Kali la noiraude, et celle-ci lui parla de sa voisine, une madame chat qui nourrissait les félins du quartier. Cette bonne dame avait hélas dû faire piquer une grosse chatte tigrée et sans queue la semaine précédente, car celle-ci était visiblement malade. Ma mère n’a rien dit à la dame. Elle est rentrée à la maison, et s’est sûrement changé les idées comme elle a pu. Je sais que c’était son chat préféré.

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by Louve | Posted in FAMILY, LIFE, PAST | 2 Comments » |
May 19th, 2009

2012.

Ma maman m’a fait suivre cette petite histoire par mail, je partage parce que c’est si bon…

Un jour de Mai 2012, un vieux Monsieur est assis sur un banc du parc, face à la grille du Coq du Palais de  l’Elysée. Après quelques minutes, il se lève et va voir le Garde Républicain en poste à l’entrée et lui demande:
- Bonjour Monsieur, j’aimerais visiter l’Elysée et rencontrer le président  Nicolas Sarkozy.
Le Garde Républicain lui répond:
- Monsieur Sarkozy n’est plus président et il n’habite plus ici.
Le vieux monsieur s’en va sans dire un mot.
Le lendemain, le vieux monsieur est encore assis sur le banc de parc… il se lève, va voir le Garde Républicain et lui demande :
- Je veux visiter l’Elysée et rencontrer le président Nicolas Sarkozy.
Le soldat lui dit à nouveau : Monsieur Sarkozy n’est plus président et il n’habite plus ici…
Le vieux Monsieur s’en va sans dire un mot…
Pour la troisième journée consécutive le vieux Monsieur est assis sur le même banc du parc et regarde toujours l’Elysée. Il se lève enfin, s’approche du Garde Républicain et lui demande à nouveau:
- J’aimerais visiter l’Elysée et rencontrer le président Nicolas Sarkozy.
Le pauvre Garde Républicain ne sait plus trop quoi dire…
- Monsieur, ça fait 3 jours que vous me demandez de rencontrer Monsieur Sarkozy et ça fait 3 jours que je vous dis que Monsieur Sarkozy n’est plus président et qu’il n’habite plus ici… Est-ce qu’il y a quelque chose que vous ne comprenez pas ?
- Non… Non…
dit le vieux Monsieur, c’est juste que ça me fait tellement plaisir de vous l’entendre dire…
Alors le Garde Républicain se met au garde-à-vous, salue le vieil homme et lui dit:
- A demain, Monsieur.

by Louve | Posted in INTERNET, POLITIQUE | 3 Comments » |
May 19th, 2009

Landeskunde.

S’endormir dans les bras de la personne qu’on aime, c’est vraiment le meilleur moyen de recharger ses batteries de joie de vivre. <messagepersonnel> Le bonheur est au bout de mes doigts quand tu es face à moi, nos têtes mignonnes enfoncées dans les plis de l’oreiller rayé. </messagepersonnel>

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Travailler dans une pizzeria est un bon moyen de retrouver de vieilles connaissances, à croire que c’est la semaine où mon passé refait surface (mon ex – aka first love aka le monstre – avec qui je suis restée 5 ans en dilettante a refait virtuellement surface hier), puisque j’ai revu aujourd’hui, de l’autre côté de mon comptoir, un adorable couple… R. et M. étaient dans ma classe en quatrième (année bénie entre toutes), et faisaient partie de la bande avec qui je passais tous mes après-midi en sortant du collège. On était en 1998 et je fumais mon premier joint sous la passerelle de l’IUT de sciences dures, je faisais des bombes à eau dans des capotes achetées au coccinelle du coin, des tournois de Tekken et des batailles de boules de neige sur le parking du gymnase. Je portais un sweat fishbone acheté à Hanovre (oui, déjà) et mes reebok étaient les plus belles chaussures au monde, surtout quand je montais la côte du collège à l’arrière du taxi-scooter d’un copain. Le collège c’était toute ma vie, les copains, les devoirs et les boums qu’on appelait désormais des soirées… Best school year ever.

Et dire qu’ils sont toujours ensemble depuis tout ce temps…

by Louve | Posted in FRANCE, FRIENDSHIP, LIFE, LOVE, PAST | No Comments » |
May 17th, 2009

Journée mondiale de lutte contre l’homophobie.

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le-baiser-de-l-hotel-de-ville
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Allez faire un tour chez Djou, elle exprime tout cela avec bien plus de justesse que je ne saurais le faire !

Et j’espère que vous aurez reconnu le baiser de l’hotel de ville… à ma façon.

by Louve | Posted in LOVE | 3 Comments » |
May 14th, 2009

Es ist vorbei aber taucht manchmal wieder auf.

Il y avait mes longs cheveux bruns, balayant mon visage juvénile, cachant à demi un regard bien trop vert, bien trop fuyant, surtout. Il y avait les mots du père, qui n’imaginait pas blesser ainsi, les mots qui résonnent encore, parfois, un écho silencieux au reflet du miroir, au reflet disgracieux.  Il y avait ce pull informe et ce sac à dos porté trop bas, cachant ces fesses de femmes, un corps que déjà je n’assumait pas. Il y avait les garçons et leurs jeux un peu sales qu’on aimait bien quand même. Il y avait les petits mots rédigés en douce sur les pages quadrillées, glissés dans les interstices des trousses, gardés comme des trésors de papier. Il y avait l’amitié, à la vie à la mort, et toute la sincérité de l’adolescence dans ces croyances erronées. Il y avait sa main dans la mienne, il y avait les pactes imbéciles et les gribouillis sur les portes des toilettes, avec ces pseudonymes à deux francs six sous qu’on s’était inventés. Il y avait l’envie de plaire et la peur paralysante de ne pas y arriver. Il y avait les limites, les interdits à transgresser, on rentrait tard le soir et on se faisait engueuler. Il y avait les tentatives, les chagrins de premiers amours et leurs guirlandes de larmes salées. Il y avait toutes ces premières fois qu’on ne savourait pas, trop occupées à chercher ce néant qui nous rendait vivantes, ou tout au moins nous permettait d’y croire. Il y avait les illusions, les petits larcins et les premières frayeurs de jeunes filles en fleurs. Il y avait tout ces rêves auxquels on pouvait encore croire. On était jeunes, on était vierges, on avait l’infini au bout des doigts, et on était bien trop connes pour le voir.

Hannover messe ost 5

(repenser aux endroit qu’on a aimés, espérer les revoir un jour)

by Louve | Posted in PAST | 2 Comments » |
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