IN SHANE WE TRUST
February 28th, 2009

Abschaltung.

Il y a les gens qui comptent pour vous, ceux pour qui vous répondrez toujours présent, qu’il pleuve des cordes ou que les poules aient des dents. Il y a les gens pour qui vous comptez, ceux qui répondront toujours présent, quelque soit la profondeur de merde dans laquelle vous êtes enlisé. Il y a les gens de passage, sur qui vous pourrez vous appuyer comme sur un bâton de marche, quand il s’agira de gravir un col ou deux. Il y a les gens qui feront toujours partie du décor, ceux dont les visages familiers rempliront la toile de fond de cette vie que vous traversez. Il y a aussi ceux que vous ne verrez même pas et qui pourtant sont là, ombres fantomatiques, grains de sables dans votre univers.

Quand les appels au secours ne sont pas entendus, que le réconfort quémandé ne vient pas, il ne reste que deux solutions : s’endormir ou se tourner vers quelqu’un d’autre. Hier soir j’ai fini par m’endormir, lasse de cette terre qui ne tourne pas rond pendant que moi je tourne en rond – irrémédiablement. Mais la prochaine fois, peut être que je ne dormirais pas.

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by Louve | Posted in FRIENDSHIP, LIFE, LOVE, PHOTO, PSYCHO, SHIT | No Comments » |
February 27th, 2009

Straßenkampf.

R. Jauffret, Microfictions.

R. Jauffret, Microfictions.

J’ai choisi mon camp. ;)

by Louve | Posted in LIFE, erasmus | 3 Comments » |
February 26th, 2009

Wer weiß, was noch auf uns zukommt ?

Dans cinq ans, je ne sais pas où je serais, personne ne sait. J’espère juste que j’aimerais toujours écrire au futur, que j’aurais un peu plus voyagé et que j’aurais revu Berlin_mon_amour. J’espère que je serais une bonne juriste, que j’aurais pu me spécialiser en droit des affaires culturelles, ou mieux, en propriété intellectuelle. J’espère que mes proches seront toujours là, m’entourant et me protégeant comme ils le font si bien. J’aurais peut-être un appartement à moi, que j’aurais payé avec l’argent de mon premier vrai salaire de juriste. J’aurais sûrement un nouveau poisson rouge prénommé Curly II. J’aurais peut être maigri, ou dépassé mes obsessions (sans parler des névroses). J’aurais peut être un coeur cousu au mien, une main à serrer. J’espère que j’aurais vu Budapest se refléter dans les yeux de Trésor, et Skopje, à travers ceux de Jam. J’espère que j’aurais revu l’espagnol, comme l’ami qu’il est devenu, et l’italien, avec son coup de crayon imparable. Je vous aurais peut être rencontrés, vous qui passez ici, mais peut être qu’il vaudrait mieux pour vous rester un numéro, dans mon google analytics. Peut être que ma mère aura enfin réussi à arrêter de fumer, et que mon père et ma belle-mère seront guéris. Il n’y aura sûrement plus aucune cartouche pour mon polaroïd dans les rayons de la fnac. J’espère que j’aurais enfin quelque chose à faire lire, dont je pourrais être fière. J’aurais peut-être un tatouage, et des cheveux plus longs (ou très courts, on verra bien). J’espère que mon petit frère sera toujours aussi adorable avec moi. J’espère que je pourrais être fière de moi, d’eux, de nous. J’aurais sûrement encore du chemin à parcourir, et l’envie de le faire.

C’est ca. J’espère que dans cinq, dix, quinze ou vingt ans, j’aurais toujours l’envie.

En attendant, j’aimerais que la colère quitte ses yeux caramel.

by Louve | Posted in LIFE, PSYCHO | No Comments » |
February 26th, 2009

Fotoalbum.

Je me suis fait faire sur mypix un minilivre avec certaines de mes photos de cet album. Il est tout petit tout mignon, même si je m’attendais à un meilleur rendu (la qualité d’impression n’est pas terrible, les couleurs moins jolies qu’à l’écran), c’est un peu cher pour 10€ et quelques (frais de port compris)… Je vous ai fait un petit gif  (on y voit pas les 24 pages, c’est juste pour donner une idée) pour vous montrer :

echos_louvealpha

Il tue un peu les yeux mon gif, désolée ^^

by Louve | Posted in INTERNET, PHOTO | 5 Comments » |
February 25th, 2009

Man sieht den Wald vor lauter Bäumen nicht.

Un peu de mélancolie ne fait parfois pas de mal. Remettre les idées en place, sentir un peu qu’on reste humaine, que les choses continuent de toucher, de se briser à l’intérieur et de rouvrir des plaies mal cicatrisées. Incroyable la solitude que l’on peut ressentir quand même après un ou deux ans on se rend compte qu’on n’est plus si importante pour ceux qui nous aimaient. Incroyable aussi la vitesse à laquelle on oubliera cela, demain, déjà…
Je gribouille dans un carnet les esquisses d’un tatouage qu’elle ne fera surement jamais encrer sur sa peau de garçon manqué, je traverse la forêt, plein phares au milieu de cette nuit épaisse qui se faufile entre les arbres pour aller partager un morceau de pain avec les membres de ma famille. Je fais des choses sans intérêt pour combler les espaces, ne pas laisser le vide manger le peu d’enthousiasme qui reste. Et puis parfois allumer la radio et monter un peu le son s’avère être salutaire (parce que de temps en temps, ca fait du bien) :

by Louve | Posted in LIFE | 1 Comment » |
February 24th, 2009

Zeitbedingt.

yellow & purple

Avant mon erasmus, j’étais plutôt une bonne dormeuse. Une couche_tôt_lève_tôt plus précisément. Je me souviens qu’au collège j’aimais me coucher vers 22h pour bouquiner de bons gros livres style ‘Le monde de Sophie’ ou ‘Anna Karénine’. Au lycée je passais des soirées à regarder mon mec et ses potes jouer à Counter Strike en se traitant de ‘lameurz’ et de ‘newbie’ puis on partait en boîte danser sur du RnB pourri. Ces soirs là je mettais des tees bien trop moulants et des talons un peu trop pute pour moi. Je ne me ressemblais pas. Je ne me souviens pas avoir été si fatiguée, à cette époque là, sans doute que mon jeune corps encaissait encore bien les nuits sans sommeil et que mes pieds endoloris guérissaient un peu plus rapidement. Je croyais que c’était ca, être jeune, vomir dans le caniveau des litres de vodka, sourire aux photographes de soirée et se lamenter le lendemain sur l’état de mes jeans. Je buvais pour pouvoir danser, pour faire fuir les inhibitions. Je ne goûtais à la musique qu’après m’être pourri le sang de ces alcools bon marché qu’on achetait chez l’arabe. J’étais une fille bien, du reste, je ne manquais jamais un cour et je pardonnais tout à ce mec là.

Et puis le bac en poche, l’hypokhâgne terminée, je suis entrée dans l’ère des années fac. Toujours autant d’alcool, plus pour les mêmes raisons, et beaucoup moins de sommeil. Beaucoup moins de bouquins, aussi. Toujours les boîtes, un peu moins cheap et avec d’autres personnes, l’éloignement et la maturité ayant eu raison de mes amours lycéennes. J’ai continué à faire la fête, m’étourdissant sur des rythmes bien plus électroniques. J’ai continué d’aimer le rock, le reggae mais je me suis mise au trip-hop., la seule musique avec laquelle je pouvais me concentrer sur mes cours. J’ai arrêté de jouer de la musique pour seulement l’écouter, continuellement et format mp3 dans mes petits écouteurs blancs. J’ai fait du droit, beaucoup et sans grande conviction. Je suis partie en erasmus, onze mois durant lesquels je ne dormais plus, ou du moins pas la nuit. Je me suis déglinguée de l’intérieur et une fois de plus j’ai cru que c’était ca, être jeune. Et puis je suis rentrée, et j’ai repris mes habitudes, mon train-train métro/fac/travail/dodo. J’ai refait des soirées, je suis retournée dans les boîtes d’avant l’Allemagne, et je les ai trouvées pareilles qu’avant, c’est à dire pas si bien. J’ai trinqué au vin, j’ai arrêté de boire à en vomir (ou alors pas souvent). J’ai cru avoir grandi, encore, et j’ai cru voir en nous les graines d’adultes responsables que nous sommes (que nous sommes censés être).

Et je me suis réveillée, ce matin, réalisant que je ne pourrais plus jamais compter sur ce bon sommeil de l’enfance. Que je ne le trouvais plus qu’à minuit vraiment passé, et qu’il me quittait aux aurores. Que je pouvais faire une croix sur l’esprit reposé de la collégienne que j’étais. Qu’il en serait désormais ainsi : courtes nuits et longues journées. Parce que maintenant, le seul moyen de retrouver le sommeil tôt dans la mâtiné, c’est d’enfouir mon visage dans l’asile d’un sein chaud.

C’est sûrement un peu ca, devenir grande.

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by Louve | Posted in LIFE | 2 Comments » |
February 22nd, 2009

Ein komischer Bummel.

J’avais mal commencé ma balade photo dominicale. Pas d’inspiration, des photos moches, mal cadrées, fadasses. Tout les trois pas le téléphone qui vibre, d’un côté des reproches, d’un autre des tentatives de corruption, d’un autre encore des demandes d’encouragements. Le froid qui glace mes doigts crispés sur l’appareil. Rues piétonnes, cathédrale, rien de bon. Arrivée à la Seine je sens enfin quelque chose. Les cris des mouettes, le vent qui se joue de ma dé-coiffure, les piétons qui pressent le pas. J’immortalise les bâtiments, au loin, je prends deux polaroïds satisfaisants qui rejoindront les autres collés au dessus de mon petit bureau carré, dans un coin de ma chambre. Je photographie les herbes hautes, les statues des grands explorateurs et la colline en fond flouté. Je réponds aux messages, encore et encore, en reprenant ma route en sens inverse. Devant la cathédrale les appareils cliquètent, les touristes trainent là sous un ciel gris-bleu constellé de nuages. Je m’en retourne par le chemin le plus court, et je tapote frénétiquement sur mon portable “moi je le sais, que tu es une fille formidable”  à ma belette qui doute une fois de plus de ces capacités. Presque arrivé à ma rue, une altercation : un épicier tient un clochard par le bras et lui hurle à l’oreille “tu veux la repayer, la porte ! tu voulais la casser ?!”, le pauvre bougre chouine “mais noooon, mais tu m’as refusé !, arrêteeee !” “oui je t’ai refusé, mais j’ai le droit de te refuser !” crie l’autre, et la plainte du clochard reprend “mais arrêteeeeee”… J’ai la nausée, la scène me prend aux tripes, j’avance quand même, devant ma porte je n’arrive plus à déterminer laquelle des trois clefs est la bonne. je m’adosse au mur, besoin de reprendre mon souffle. Aurais-je dû dire à l’épicier d’arrêter ? Le clochard avait-il mérité les remontrances ? A quoi bon ?

J’entre, le portable vibre encore. Drôle de balade.

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by Louve | Posted in LIFE | 1 Comment » |
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