IN SHANE WE TRUST
October 29th, 2008

Mundtot.

Je n’arrive plus à écrire. Pas une phrase montrable, pas un mot correctement agencé. Des brouillons de posts, des mots dans la marge des cours, des gribouillis. Bullshit, scheisse. C’est là, au dedans et ca ne sort pas. Tout est verrouillé, les choses me semblent indescriptibles, les mots hors de portée. La littérature est grande et je suis toute petite.

(mais j’aimerais bien que ca sorte quand même)

je veux la même pour noël s'il vous plait.

je veux la même pour noël s’il vous plait.

[audio:http://louvealpha.fr/blog/wp-content/uploads/2008/10/nick-drake-fruit-tree.mp3]

by Louve | Posted in LIFE, PSYCHO, SHIT | 11 Comments » |
October 28th, 2008

Desinteresse.

Dans le métro de 20h04 il y avait un mec qui ressemblait à Jason Dohring. En blond. J’ai repensé à Véronica Mars et à comme il serait plus facile de vivre dans un film, se laisser porter par un scénario plein de rebondissements écrit par quelqu’un d’autre plutôt que d’affronter les creux et les vagues d’un quotidien trop… quotidien.

Les images parlent parfois plus que les mots. ouais. Et puis je regarde Heroes S3, je vous dirais.

by Louve | Posted in LIFE | 5 Comments » |
October 27th, 2008

Kalt.

Quand on pousse sans arrêt quelqu’un au bord d’un précipice, il finit par tomber.

je n’ai pour le moment

aucune

autre explication.

by Louve | Posted in LIFE, LOVE, PSYCHO, SHIT | Comments Off |
October 22nd, 2008

Unwetterwarnung.

Est ce que si je disais que oui, parfois, j’ai les yeux qui se baladent, sur des hanches, des courbes, des matières, est-ce qu’elle pourrait me gronder ? C’est où le début, c’est où la fin de cette putain de liberté ? J’ai pas envie d’aller voir ailleurs si j’y suis, là n’est pas la question. J’attends juste de savoir où ca va nous mener, ce va et viens, ce viens là près de moi puis sauve toi, sauve toi tant qu’il est temps. Alors le temps, il file, entre les pages, sur la ligne du téléphone et sur l’écran d’ordinateur. “Bats toi” dit elle. Et moi je ne fais qu’attendre. Là où en d’autres temps je me serais enfuie, je gis, inerte, calme, et presque indifférente. Presque, c’est bien là le problème.

Je voudrais avoir des images à poster, mais j’ai pas le temps d’en prendre. J’ai plus de temps pour moi et pas envie d’en chercher. Je me laisse vivre et je grelotte dans mes manteaux noirs. Fac de droit mon amour.

by Louve | Posted in LIFE, LOVE, PSYCHO, SHIT | No Comments » |
October 21st, 2008

Ins Leere.

Mon automne commence mal. C’est un automne en Normandie, froid, gris, sale et pluvieux. C’est un automne quartier Pasteur, le quartier de ma fac, où je me réfugie pour fuir l’ambiance tendue de la maison. L’automne est gris comme les trottoirs détrempé par la pluie à intermittences – elle vous surprend toujours – l’automne est gris comme les façades si défraichies. L’automne est triste comme les ferronneries des portes qui s’écaillent, comme le visage du clochard aux dreadlocks, bien connu des rouennais, que je croise désormais tout les jours.

Fait étrange, la BU de droit ne désemplit pas. Les étudiants buchent inlassablement. Personne ne semble vouloir lâcher prise et même entre les pages des bouquins, sur les grandes tables en bois je ne suis pas tranquille. Partout autour, on chuchote, on raye, on griffonne. Par la fenêtre de la bibliothèque j’aperçois un coin de Seine, calme, grise, froide comme l’automne.

Pas un bruit dans ma vie, pas le temps, pas l’envie, tout juste quelques baisers, presque volés quand on a fermé les volets. Intimité cachée, honteuse, enfermées dans la nuit, les draps, parfois.

Les mois en -bre sont bien cruels.

by Louve | Posted in LIFE | 13 Comments » |
October 19th, 2008

Vinyl Rückschau.

Au petit déjeuner je lisais le Nouvel Obs de cette semaine, un dossier sur Gainsbourg vu par Birkin (alias je vis en France depuis perpet mais je fais toujours des fautes de français pour le style). J’ai donc appris que Gainsbourg, non content d’être un chanteur mythique, était aussi un très bon dessinateur et peintre. Encore un mec bourré de talent, avec une gueule d’enfer (il ne suffit pas d’être beau pour être remarquable et remarqué – et vlan) et un pur génie artistique.

Hier je suis allée chez Emmaüs déposer des sacs de vêtements et du papier à recycler. J’ai fait un tour entre les étagères d’objets, des centaines de petit bibelots choisis, aimés, puis rejetés. Le paradis du rétro. Je suis ressortie de là avec deux 33 tours, deux 45 tours et un sac en cuir marron, le tout 8€, un sourire et le sentiment d’avoir allié plaisir et bonne action.

Ce soir à mon travail (une pizzeria, donc, faudrait voir à suivre un peu ce que je raconte là, les cancres du fond-coin-radiateur-je-glande-au-chaud et ceux je-regarde-les-feuilles-qui-tombent-par-la-fenêtre) il y avait une nouvelle pizzaiola (la fille qui prépare les pizzas). En fait je ne crois pas qu’elle soit nouvelle, mais elle était partie travailler sur une petite Île qui serait mieux sans ses habitants (paix à mes lointains ancètres)… Bref, je l’ai trouvée vraiment mignone et on a papoté piercing entre deux commandes, j’espère que j’aurais l’occasion de m’en faire une amie. En parlant piercing d’ailleurs, je vais me faire le tragus la semaine prochaine. J’hésitais entre un côté ou les deux, mais finalement un seul suffira – le gauche, pour équilibrer avec mon helix à droite. Ma meilleure amie s’est fait le bridge la semaine dernière, j’étais toute paniquée dans la boutique… je vous raconterais. Pour l’heure je vais aller m’ingurgiter un peu de Droit des procédures co. yay !

by Louve | Posted in FRANCE, LIFE, MUSIQUE | 5 Comments » |
October 18th, 2008

Tolles Jacke und tolles Konzert.

aujourd'hui, j'ai scanné des stimorol.

aujourd'hui, j'ai scanné des Stimorol.

Hier, en sortant des cours. J’avais décidé d’aller soigner mon manque affectif chez H&M. Je marchais d’un pas pressé destiné à décourager les racailles de m’adresser la parole – j’ai ni clopes ni cœur à prendre, et encore moins le reste. Dans le vitrine du siège de France 3 Normandie des écrans diffusent en continu les programmes de la chaine. Un clochard est planté là, fasciné par les images qui s’animent dans le vide. Du vide dans du vide pour combler du vide. Je l’observe un bref instant à la dérobée puis l’oublie instantanément, comme les autres, il n’a jamais existé que l’espace d’un instant.

Dans le magasin j’aperçois la veste que portait une fille sublime, deux matins auparavant, dans le bus de la fac. Honteuse, je la porte au comptoir, la paye par chèque alors que je ne sais même plus si mon compte est provisionné et l’emporte fiévreusement dans son grand plastique blanc. Le vide affectif est toujours là, mais j’ai une nouvelle veste.

La fille qui compte pour moi, celle avec qui tout est si compliqué m’emmène au concert. La jolie voix de Marie Cherrier pendant presque deux heures, bonheur. Cette fille a 23 ans, incroyable de maturité. Et LA chanson “Ben alors quoi” qui traduit exactement ce que je ressens moi même vis à vis du chanteur Renaud : de l’admiration pour son travail passé, de la déception pour son travail actuel. Renaud, je l’aimais déjà quand j’avais 5 ans, c’est vous dire. Si vous ave l’occasion de voir la Marie en concert allez y, elle est pleine d’énergie, ses chansons sont tour à tour engagées ou amoureuses, ca sent le vent, le grand large, les pavés… Je la classe dans mes petits français favoris (avec Mademoiselle K, Thomas Fersen, les Fatals Picards, M, les ogres de barback, Debout sur le zinc, etc…) Bref, j’aime. www.mariecherrier.com

(photo prise avec mon portable, en fourbe)

(photo prise avec mon portable, en fourbe, donc toute pourrie)


by Louve | Posted in CULTURE, FRANCE, LIFE, MUSIQUE, PSYCHO | 3 Comments » |
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