April 29th, 2008

Je rentre à l’instant et mon appart pue le rat mort parce que mon coloc à fait cramer quelque chose qui devait être un plat de poisson. Onzième vol depuis fin novembre, je passe ma vie dans les aéroports. J’ai parcouru le chemin qui mène du métro à ma porte de façon mécanique, mue par l’habitude, rongée par la tristesse. A présent il faut défaire la valise, trier, ranger, et faire ainsi disparaitre toute trace du court voyage. La France, je l’aime mais je la quitte, c’est un peu l’histoire de ma vie. Et dans ma boite mail, un message qui dit : “i love your endless urge to create“.
ps : je n’ai pas choisi Gainsbourg par hasard. en haut, la cathédrale de Rouen sous le soleil d’avril.
/edit : après vérification, ce n’était pas du poisson, mais des œufs qui ont littéralement explosé dans la casserole. fenêtres grandes ouvertes, l’odeur reste insoutenable.
April 28th, 2008

nous étions,
nous sommes,
nous serons.
rendez-vous au paradis,
et saint pierre on l’emmerde.
je t’aime.
Le séjour en France prend fin, j’ai le cœur plein de nostalgie. Voir ceux que j’aime tout les deux mois, c’est finalement un peu dur, même s’ils ne m’oublient pas, même si les complicités sont là. J’ai aimé le resto pour l’anniversaire de mon père suivi d’une ballade en famille sur les quais. J’ai aimé voir mon petit frère balbutier devant une jolie fille.J’ai aimé aller à Leclerc acheter une barbie avec E. J’ai aimé le concert de Cocoon. J’ai aimé aller me recueillir avec ma grand-mère dans le cimetière Monumental baigné de soleil. J’ai aimé essayer sa twingo 3 dans les rues de la Grand Mare. J’ai aimé me promener avec ma mère sur les quais bas. J’ai aimé assister à un spectacle de danse de façon inattendue avec A. J’ai aimé photographier les fleurs du jardin. J’ai aimé boire des coctails au rhum. J’ai aimé la serrer fort dans mes bras. J’ai aimé les jeux en plein air et le uno old school. J’ai aimé la soirée entre filles. J’ai aimé le café du matin et l’intimité retrouvée. J’ai aimé la brioche chez mes grands-parents. J’ai aimé choisir des cartes postales pour ma hongroise. J’ai aimé recevoir son message à 20h32. Mais j’aimerais revenir en arrière…
April 26th, 2008
Peut être bien que c’est vrai, que certains jours il vaut mieux rester couchée. Ou ne pas prendre l’avion. Ou ne pas chercher un bar ou l’on va vous servir rapidement et avec amabilité… Mais ces jours là, rien de tel qu’un concert de Cocoon dans une petite salle [Mon Dieu que Mark et Morgane sont beaux]. Rien de tel que de sentir qu’on y arrive, que les efforts peuvent payer, qu’on peut malgré tout passer un bon moment. Et empêcher son cœur de battre.
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April 20th, 2008

J’avais écrit un post sur une conversation que j’ai eue avec un italien… ca commençait ainsi :
Hier nuit un italien a essayé de nous (moi + un portugais) convaincre que l’italien est une plus belle langue que le français. HAHAHA. Genre. Le français c’est quand même LA langue où l’on fait des fautes de grammaires parce que c’est plus joli à l’oreille. Comme mon armoire ou mon amie. C’est la langue ou moins par moins fait toujours moins : “je ne dois pas dire que l’italien est mieux que le français“.
Et je l’ai posté. Et j’ai cliqué sur “view post” et je me suis rendue compte que la quasi totalité du post avait été effacée. Je ne sais pas ce que j’ai trafiqué, mais au final, ce n’est pas plus mal.
Vendredi soir j’étais à une soirée avec plein de copains-copines Erasmus. On s’amusait super bien comme des petits fous avec des jeux à base de cartes et d’alcool (le “pigeon” et le “I have never”, vous connaissez ?). A un moment, D. (un slovaque de pratiquement 2m avec un corps d’Apollon et un caractère de merde) a commencé à se vanter d’être super résistant à l’alcool parce qu’il en buvait déjà lorsqu’il était haut comme trois pommes (mais ensuite on a dû se mettre à trois pour le tenir et le conduire à la soirée étudiante où on devait se rendre, parce que sinon il tapait sur les voitures et parlait tellement fort qu’il a vraiment du réveiller tout le quartier). J’étais assise à droite de D., et à ma gauche se trouvait L., une petite hongroise. Elle s’est penchée vers lui et lui a dit “Nan mais tu sais, nous, on vient de l’Europe de l’est, on s’y connait avec ces choses là, mais eux (eux = français, anglais et allemands présents à ce moment là) ils ne sont pas habitués, ils ne tiennent pas l’alcool comme nous, c’est pas comparable“. HUM. Sur le coup j’ai été assez vexée, mais comme il y avait une bonne ambiance je n’ai rien répliqué. Et puis j’y ai repensé. Je me suis dit que c’était assez con. Et j’ai pensé à ma propre attitude et je me suis trouvée assez conne. Ce poste chauvin que j’avais écrit sur la langue français, c’était vraiment bullshit. Il n’y a pas de langue plus belle que les autres, il n’y a pas de peuple supérieur aux autres, dans quelque domaine que ce soit. Il n’y a que des différences culturelles, des généralisations possibles, des penchants. Mais cela n’est pas (ne doit pas être) un motif de dispute ou de fierté nationaliste. C’est simplement une invitation à s’ouvrir au monde, aux autres, aux nouvelles expériences.
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amitié, amour, battle, erasmus, français, italien, langues, nationalisme, ouverture
April 18th, 2008
by Louve | Posted in
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April 18th, 2008
Pourquoi est ce toujours en rentrant de soirée (quand je suis crevée), dans ma douche (quand je suis trempée) ou dans la rue (quand je suis pressée) que j’ai envie d’écrire ? Ou de blogguer. Ce qui chez moi revient en ce moment un peu au même. Leider. Je pense aux choses souvent un poil trop tard, ou trop tôt (mais moins souvent). La “ponctualité” n’est pas vraiment mon fort. Mais rassurez vous, j’ai pour actuelle et unique ambition de devenir une adulte accomplie et responsable, donc j’y travaille.
Ce soir j’étais invitée à un dîner chez un italien. On a mangé un repas italien préparé par son père et forcément c’était bon et forcément c’était trop copieux. J’ai comme envie de me faire vomir. Ecœurée. Et puis il y avait l’autre française de ma promo. Celle qu’il y a encore deux semaines je considérais comme une amie très proche. La seule personne à qui j’ai ramené un souvenir de Prague. (Le livre sur les musées de la galerie d’art nationale de Prague pour ma mère ne compte pas). Celle avec qui je passais tout mon temps. Celle de qui j’étais la plus proche, qui me confiait ses secrets, ses doutes devant un bon capuccino, me demandait conseil, celle que je pouvais appeler “miss salope” sans qu’elle ne se fâche (mais à la réflexion je crois qu’elle n’aimait quand même pas trop ça, même si c’était un peu mérité), celle dont j’ai raté la couleur de cheveux et qui ne m’en a pas voulu (alors que c’était vraiment d’un infâme couleur carotte, mais pas partout). Celle là même qui m’est devenue en seulement deux semaines une presque parfaite inconnue. Parce que vous comprenez, moi, je suis française. Je parle français. Je suis DONC i-nu-ti-le. Mais voilà, à partir de maintenant les dés en sont jetés, il ne faudra pas revenir me chercher. Quand on m’a déçue, c’est très dur de remonter la pente. Même si à l’occasion je veux bien être gentille… avec peut être avec une once d’hypocrisie. Je suis dure, j’attends beaucoup, j’ai tendance à pousser les gens à bout pour le plaisir, et à chercher les failles. Je titille, j’énerve, je secoue. Parce que j’ai été élevée comme ça. Parce que ma mère m’a toujours poussée à l’auto-analyse, parce qu’elle n’a jamais (ou presque) voulu laisser paraitre qu’elle pouvait éventuellement être contente de moi. Et ce n’est pas plus mal; je me préfère dure; au moins je sais me défendre. Ne vous en déplaise.
April 14th, 2008

En ce temps là j’écoutais les Red Hots. En ce temps là je croyais avoir déjà tout compris, et je n’avais encore rien vu. En ce temps là je lisais pour m’endormir, j’avais des posters sur mes murs. J’étais plus jeune qu’aujourd’hui, je suis moins vieille que demain. J’avance, un peu à reculons, un peu contrainte et forcée. Mais chaque jour est une victoire sur moi même, sur mon inertie, sur mes illusions.
De la vie, j’ai appris à pardonner, à souffrir moins fort, à donner plus. Et ce n’est pas fini.
by Louve | Posted in
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PSYCHO |
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