J’ai décidé de me bouger un peu. Arrêter de toujours repousser les choses à demain. Parce que sinon demain dure des mois. Et que là, ça n’est plus possible. Faire les choses à son rythme, c’est bien, tant que l’on ne le perd pas, le rythme. Et moi, à force de vacances trop prolongées, j’ai perdu cette pression qui fait qu’on avance. Pas assez de stress, pas assez l’envie de tout donner ; de là vient mon ennui.
Ce matin je me suis rendue compte que mon coloc allait rentrer… et que j’avais oublié de racheter un pot de Nutella pour remplacer le sien que j’avais fini (j’en avais déjà racheté un de remplacement, mais je l’ai fini lui aussi). Sauf qu’aujourd’hui, lundi de Pâques, tout était bien évidement fermé. Tout ? Non, un petit village résistait encore à l’envahisseur romain un Kiosk était ouvert. Un Kiosk, c’est comme une épicerie arabe en France, mais avec juste une fenêtre. Vous sonnez, et quelqu’un vient à la fenêtre vous demander ce que vous désirez. Jour et nuit, vacances scolaires et jours fériés. Pour un prix exorbitant, ça va de soi (ce qui veut dire que j’ai payé le Nutella au prix où je l’aurais eu chez Carouf en France, i-na-dmi-ssible). Enfin cette petite escapade cyclique s’est muée en visite du quartier, vent frais au visage et appareil photo à la main. Que du bonheur de bon matin. Et puis retrouver mon coloc, l’écouter me raconter New-York et Boston, regarder Dirty rotten scoundrels (tout frais rapporté de New York) en sa compagnie, s’enfiler une platée de raviolis… ça fait vraiment plaisir. Et en bonus quelques photos de mon périple matinal :














