IN SHANE WE TRUST
May 28th, 2010

Arbeit macht frei.

L’année dernière, j’ai vu Belette (là, si tu me suis depuis longtemps, tu reprends le fil) rédiger son mémoire. Je l’ai vue bûcher matin midi et soir, je l’ai vu garder/perdre/garder le moral, je l’ai vue en chier comme jamais, croulant sous les bouquin, les arrêts, les notes et autres lectures. Je l’ai vu s’arracher les cheveux sur des questions assez éloignées de mes préoccupations de l’époque (la bière et la musique – c’était l’été) et finalement triompher de la difficulté et obtenir la meilleure note de sa promo. Un exemple à suivre. Aujourd’hui c’est moi qui suis dans cette situation parfois un peu ubuesque, tentant tant bien que mal de ne pas perdre le fil d’un raisonnement assez éloigné de mes préoccupations actuelles (la bière et la musique – c’est bientôt l’été). Mais la différence, c’est – ATTENTION SÉQUENCE ÉMOTION – que je ne suis pas seule devant mon écran. Je bosse en trinôme, avec deux filles en or, qui m’apportent H24 (on appelle ca “fusionner”) le soutien moral et affectif dont j’ai grandement besoin pour supporter ces heures à se crever les yeux à la lumière crue des pages Word. Trois filles, trois mémoires différents, une équipe qui gagne. Mieux, une équipe qui gagnera !

Pamela Hute - Don't help me
by Louve | Posted in FRIENDSHIP, LIFE, UNIVERSITY | 3 Comments » |
May 4th, 2010

Einzelarbeit.

Une source sûre (ma mère), prétend que l’année dernière, j’aurais dit que j’avais hâte d’écrire un mémoire, que j’allais adorer me plonger à fond dans un sujet et écrire des pages et des pages dessus, prouvant au monde entier l’étendue de mon immense savoir en la matière et accédant à la force de mes talents littéraires au statut tant convoité de spécialiste ès [insert my subject here].

haha. mais bien sûr. (je meurs, ce mémoire aura ma peau*)

*c'est pourri mais j'assume.
by Louve | Posted in LIFE, SHIT, UNIVERSITY | 3 Comments » |
March 28th, 2010

Rechter oder falscher Weg.

L’Allemagne c’est proche et c’est loin. Ca me manque, ca me fait rêver, je m’en souviens et je m’y projette à la fois.  Là bas, tout me semble possible, comme si passer cette frontière qu’on ne voit même pas pouvait tout changer, tout transformer. Dans moins de trois mois, si tout se passe bien, j’aurais terminé mes études. Quelle angoisse. Quelle poisse. Mais quelle délivrance à la fois. La vie d’étudiant, ca parait facile vu de l’extérieur. On imagine une longue suite de soirées du jeudi au samedi, pas d’obligation, un réveil qui ne sonne jamais très tôt. Mais pour la plupart des gens – pour moi – c’est également une course contre la montre dont on ne connait pas le tracé.  C’est une pression morale sept jours par semaine, parce qu’il y a toujours quelque chose d’autre à faire ou à apprendre qui vous empêche de profiter. Ne vous méprenez pas, je suis bien consciente de la chance que j’ai de pouvoir étudier.

Dans ma promo, pratiquement personne ne sait quoi faire l’année prochaine et encore moins où le faire. On discute année à l’étranger, école de commerce, stage, école d’avocat, on se perd un peu à énumérer les milliers de possibilités. Cela devrait me rassurer… mais en réalité je me dis que c’est le signe d’un dysfonctionnement profond du système universitaire. J’aurais 25 ans à la fin de l’année, j’ai voyagé, vécu à l’étranger, fait des petits boulots, et surtout 5 ans de fac de droit, et pourtant je vais arriver comme une fleur sur le marché du travail avec pour seul bagage ma théorie bien assimilée. J’aurais certes pû et dû faire des stages de ma propre initiative… si je n’avais pas employé mon temps libre à travailler comme caissière, pionne ou pizzaïola pour financer mon indépendance. J’ai discuté récemment avec des filles plus jeunes que moi, qui débutent la fac, elles m’ont expliqué les quelques améliorations, notamment les possibilités de réorientation en première année, qui m’auraient bien servi. Je ne peux que souhaiter que cela continue de s’améliorer, même si pour moi, tout ca, c’est bientôt du passé.

by Louve | Posted in LIFE, UNIVERSITY | 2 Comments » |
December 2nd, 2009

Ich lerne, wir lernen.

Ce matin, j’ai assisté à une soutenance de thèse. J’étais la seule de ma promo à savoir que ca n’était pas à 9h, et à arriver à 9h30. Sauf que c’était à 10h. Mais j’aime bien me faire remarquer quand c’est pour quelque chose de rigolo. C’était très intéressant à observer, voir tout le protocole et les éminents professeurs se faire des courbettes et se passer la pommade dans le sens du poil en se jetant des brassées de fleurs (oui, c’était vraiment à ce point). J’ai ensuite assisté à une conférence donnée par une professeur invitée, et j’ai une fois de plus réalisé à quel point j’aimais les cours en master 2, à quel point il est valorisant de discuter et débattre avec des professeurs reconnus qui nous considèrent comme -déjà- des spécialistes de la matière et nous demandent de donner notre avis sur des sujets épineux. Évoluer au milieux de gens cultivés, et j’inclus là dedans mes camarades de promo qui le sont vraiment, en apprendre plus chaque jour sur des sujets qui me passionnent, ca n’a décidément pas de prix.  J’ai commencé mon mémoire, ou plutôt ma phase de recherche, et ca fait du bien de cerner un peu mieux le sujet. Si ca peut compenser les rares jours de déprime (cf. le dimanche de mon anniversaire, et ce malgré les milliards de messages/appels d’amour que j’ai pu recevoir – merci ♥ ), alors je signe tout de suite…

by Louve | Posted in LIFE, UNIVERSITY | 3 Comments » |
September 16th, 2009

Wenn ich liste mein Leben auf.

Aujourd’hui était une journée de constatations :

– l’eau gazeuse ne fait pas disparaitre la boule dans la gorge.
– se plaindre ne change rien à la situation, se retenir l’empire.
– il n’y a pas d’âge pour être un gros malpoli et répondre au téléphone dans une bibliothèque.
– le droit fiscal est la pire matière qu’on m’ait jamais enseignée (à part la physique chimie).
– les pires cuites font les meilleures photos souvenir – même floutées.
– un niveau de stress maximal ne déclenche pas nécessairement une crise cardiaque (malheureusement).
– une overdose de médicaments, si (malheureusement).
– les exams, c’est comme Sega, c’est plus fort que toi.
– 80% des chansons de mon ipod commencent par quelques notes de guitare.
– l’été est fini, le ciel est gris.
– le temps passe très vite, quand on réfléchit très fort.
– la tarte au thon de ma mère déchire sa race.
– quelqu’une va me manquer très fort. les autres aussi, mais un peu moins.

Demain matin, tout va se jouer en 10 minutes. 10 toutes petites minutes vont décider de mon avenir. 10  minuscules minutes et un tête à tête avec un prof. Est-ce que le calvaire prend fin ? Est-ce qu’il va débuter ? Est-ce qu’il y a un avenir à la clef ?

Au pire c’est comme dans la chanson, si j’deviens pas bac +5, je serais licence 4.

by Louve | Posted in LIFE, UNIVERSITY | 5 Comments » |
September 10th, 2009

Vor Freude frohlocken.

Le directeur du master 2 de mes rêves m’a écrit :

Mademoiselle,

Oui, vous restez inscrite sur la liste principale.

Cordialement

La vie est amour, gloire, beauté, félicité, bonheur, joie, triomphe, sérénité, espoir, et si avec ca, y’a pas la paix dans le monde à partir de toute suite, alors j’ai rien compris.

by Louve | Posted in LIFE, UNIVERSITY | 5 Comments » |
September 9th, 2009

Aufwiegelung.

Si je dois donner un conseil à tout les petits qui viennent d’avoir leur bac, le voici : N’ALLEZ PAS (jamais, sous aucun prétexte, même sous le menace d’une arme bactériologique) A LA FAC. Mieux vaut se pendre tout de suite plutôt que de perdre des années dans ce trou du cul administratif. Franchement, vous gagnerez votre temps à vous gaver d’épisodes des power rangers. Même secret story est plus marrant que les secrétaires de la fac. Si jamais par malheur, vous avez trébuché et vous êtes retrouvés assis dans un amphi en septembre, fuyez !

Je suis au rattrapage de mon master 1 – jusqu’ici, on est d’accord, c’est ma faute. J’ai été acceptée dans le master 2 de mes rêves, dans une autre ville. Il n’y a que 25 places dans ce master, et j’ai besoin de valider mon master 1 pour m’y inscrire. C’est là que ca se complique. Je prends mon mal en patience, jusqu’à la fin des rattrapages, le 17 septembre, soit. C’est affreusement tard, mais passons. Il va de soi que je vais avoir besoin de mes notes le plus tôt possible, car dans l’hypothèse heureuse où la nouvelle fac ne m’aurait pas rayée des listes, il faudra que je déménage, que je m’installe quelque part – si possible ailleurs que dans un camping à 26km du centre, que je fasse transférer mon dossier, que je remplisse tout les formulaires possibles et inimaginables et -éventuellement- que j’assiste au premier jour de cours. Ah oui, il faut préciser que la rentrée est… le 14 septembre. Je me suis donc rendue à la scolarité de ma fac, où j’ai demandé à ces charmantes dames s’il était possible d’obtenir mes notes avant les délibérations – qui sont fin septembre, genre le 30, si c’est pas un dimanche – et elles m’ont répondu avec une mine exaspérée que “non, on vous comprend mademoiselle, mais il y a un règlement, c’est tout, vous les aurez à l’affichage, comme tout le monde (là il faut comprendre “vers le 10 octobre”)”. “On vous comprend”… je ne crois pas, non, grosse connasse, que tu comprenne ce que ca fait de voir tes espoirs de terminer un jour tes études s’envoler à cause d’un foutu règlement de merde, d’une administration de merde, d’une fac de merde et d’une secrétaire de merde comme toi qui prétend comprendre, alors que la fac, clairement, tu n’y as jamais été. Pauvre conne, je ne comprends pas que personne n’ait encore fait flamber ton bureau à coup de lance flamme, ou mis une bombe dans ta foutue boîte aux lettres. Ta compréhension, tu peux te la garder, et au passage, étouffe toi avec.

by Louve | Posted in FRANCE, LIFE, SHIT, UNIVERSITY | 4 Comments » |
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